Les perles de l’assurance

 

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que l’ai dépassé m’a suivie, c’est alors qu’elle m’a choqué en plein arrière et m’a poussé par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant.

Monsieur le Directeur, dans ma déclaration d'accident que je vous ai adressée, j'ai oublié de vous dire qu'il y avait un mort.

Vous m'avez dit un jour qu'en matière d'assurance, la bonne foi de l'assuré était toujours présumée. Je m'étonne en conséquence que vous m'infligiez un malus pour mon accident: je n'ai pas voulu griller le feu rouge, il se trouve que je ne l'ai pas vu du tout. J'espère que le nuance ne vous échappera pas.

J'étais bien à droite et en me croisant, l'adversaire qui prenait son virage complètement à gauche m'a heurté et maintenant, il profite de ce que j'avais bu pour me donner tous les torts. Honnêtement, est-ce qu'il vaut mieux être saoul à droite ou chauffard à gauche ? Il faut tout de même raisonner.

Je ne vois pas pourquoi je suis imputé de toutes les responsabilités puisque l’autre ne savait pas conduire non plus.

Vous voudrez bien me confirmer que le bénéficiaire d'une assurance vie ne touche rien s'il a lui-même porté atteinte aux jours de l'assuré.

La dame était plein fards. Forcément ça m'a ébloui et j'ai perdu le contrôle.

A la suite de l'important dégât des eaux survenu l'autre semaine, j'ai subi une perte sèche de plus de 50.000 Frs.

Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque j’avais pas vu venir la voiture, vous pensez bien que si je l’avais vu, je me serais arrêté. Je ne comprends pas pourquoi on me reproche une faute que je n’ai pas commise.

Le piéton ne savait plus par où passer, alors je suis passé dessus.

Dimanche dernier, alors que nous déjeunions en famille, le lustre est tombé sur la table, ce qui a renversé la soupière dont le contenu s'est déversé sur la robe de ma belle-sœur qui s'est agrippée à la nappe, ce qui a provoqué la chute d'un verre sur les genoux de mon mari qui s'est coupé en le rattrapant. Vous voudrez bien me dire si parmi ces divers incidents, mon assurance rembourse quelque chose.

Ma femme a été commotionnée et aura sûrement des cicatrices à la figure mais ce n'est rien, car le docteur y a mis des infectants.

Ci-joint le remboursement du trop perçu lors de l'ajout d'un fils occasionnel.

Si je comprends bien, vous indemnisez mon adversaire avec l'argent de ma prime. C'est trop facile d'habiller Paul quand on déshabille Pierre.

La foudre est tombée sur le hangar et a endommagé la toiture. Depuis notre mariage, c'est le deuxième coup de foudre que nous subissons.

Jusqu'à présent nous étions fait pour nous entendre: je vous payais mes primes, vous me remboursiez mes accidents. Mais si, maintenant, vous me cherchez noise pour une quittance réglée avec retard, où allons-nous ?

Monsieur, j'ai l'honneur de vous déclarer que je viens de faire mon cinquième accident de l'année. Vous pouvez dire que je suis dans la poisse. Mais vous noterez que pour mon troisième, je n'étais pas dans mon tort.

Je ne vois vraiment pas pourquoi vous me reprochez de ne pas porter mon casque en faisant de la moto, puisque c'est mon pied qui a été écrasé et pas ma tête.

L’accident est arrivé pendant mes congés, je suis resté 3 jours allongé de ce que j’ai perdu 3 jours de repos.

J'avoue que je n'aurais pas dû faire demi-tour sur l'autoroute avec ma caravane, mais j'avais oublié ma femme à la station-service.

Moi, je vous dis que la demoiselle a rien à ses bas, sont même pas filés, alors elle n’a pas à se plaindre de ses jambes. D’ailleurs j’ai bien vu quand on a fait les pourparlers que ses jambes ne l’empêchaient pas de marcher.

Je suis assuré aux tiers, et vous me remboursez que le quart de mon accident.

Avant d'aborder le carrefour, j'avais pris soin de regarder à ma droite (rien), et à ma gauche (rien non plus). C'est alors que j'ai quelque peu bousculé le piéton qui traversait devant moi. On ne peut quand même pas regarder partout à la fois.

J'ai reçu une branche sur la tête alors que je faisais une petite sieste, au soleil, pendant la pause. Pensez-vous qu'il s'agisse d'un accident du travail ?

Je vous écris comme suite à votre lettre qui m’est survenue bien consistant mon accident. Vous dites que je suis responsable pour la priorité, mais j’ai des renseignements et voilà ce qui en dérive : " Quand il y a un croisement entre deux routes dont l’une traversant pas l’autre, celle qui est plus petite doit s’arrêter la première ". Donc il y a pas de priorité qui tienne. Vous seriez donc bien aimable de réviser vos conclusions pour me mettre dans mon bon droit dans lequel je me trouve déjà par ailleurs.

Je vous fais remarquer que ce croisement est très dangereux vu qu’il y a deux routes qui se coupent juste à cette place.

J'ai entendu parler d'une assurance en cas de décès et j'aimerais connaître votre avis. Ce que je voudrais, c'est une assurance pour ma femme et mes enfants, mais dont je pourrais profiter un peu avant mon décès. Si cela existe, vous pourriez me trouver une assurance de ce genre, mais en cas de vie. Vous me direz par la même occasion s'il faut payer plus cher en cas de vie qu'en cas de décès.

En voulant éviter de frapper le pare-choc de l'auto qui me précédait, j'ai écrasé un piéton.

J'ai doublé un cycliste qui circulait à vélo.

La Citroën avait la priorité, c’est un fait, mais je ne l’ai pas vue, d’ailleurs de la façon qu’il conduisait, on voyait bien que la priorité il savait pas ce que c’était ; la preuve, c’est que s’il y aurait eu une moto qui serait venue par la gauche, il l’emboutissait pareil....Donc, il y a pas de motif à s’arrêter sur cette question de priorité.

Si jamais l'un de nous venait à disparaître, combien toucherais-je au titre de l'assurance-vie ?

Pour vous dire tous les détails que vous m’avez demandé au téléphone, le point d’un pacte sur ma voiture se trouve juste à l’endroit que le choc s’est produit.

Je me suis coupé la main droite en bricolant. La gauche n'est pas mal à droite, mais elle travaille quand même plus lentement.

Ma femme s'entête à vouloir conduire à nouveau la voiture quand elle sera à la retraite. Je lui ai dit que vous nous feriez payer plus cher parce qu'elle n'a pas conduit depuis dix ans et que vous aviez dit qu'elle était novice, mais ça lui a fait plaisir. Pas de payer plus cher, mais d'être encore novice à son âge.

Monsieur Durand m'a blessé au pied en me donnant un coup de main pour scier du bois.

Il est bien évident que si chacun est d'un avis contraire sur les circonstances du sinistre, l'affaire ne se présente pas sous les meilleures hospices.

J'ai dit au policier que je n'étais pas blessé, mais en ôtant mon chapeau, j'ai vu que j'avais une fracture du crâne.

Depuis que je m’ai rencontré au carrefour avec Mr Hiret, j’ai attrapé un trop matisse dans les cuisses intérieures. Je peux vous dire que ça m’arrange pas.

Vous n'aviez pas l'air content quand je vous ai indiqué l'autre jour au téléphone que les voyous de la cité avaient encore cassé les vitres de ma voiture. Mais entre nous, vous n'êtes pas le plus mal loti: figurez-vous qu'au cours de la même semaine, j'ai été cambriolé. Or, je vous rappelle que c'est un collègue à vous qui assure mon appartement.

Le témoin est venu témoigner comme quoi il n'avait rien vu et rien entendu.

Le feu a pris chez les voisins et les pompiers se sont fait incendier en arrivant, sous prétexte qu'ils avaient mis trop de temps à venir.

Dites-moi à quel âge les enfants changent de prix.

Je vous témoigne mon grand mécontentement, vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c’est toujours avec celui que je paye les dégâts de celui d’après. Alors ça n’a pas de fin et c’est pas sérieux de votre part.

Monsieur, mon assurance étant terminée et d’avant partir sous les drapeaux a intérêt à s’achever d’elle-même.

Mon fils ne peut être civilement responsable de cet accident puisqu'il est militaire.

Mon épouse ne cuisine pas plus mal qu'une autre, mais je serais plus tranquille si vous ajoutiez au contrat d'assurance de la maison une garantie contre les intoxications alimentaires.

La prime, c’est moi qui la paye, et vous remboursez les dégâts de l’autre, tout ça c’est des fumisteries.

Préférez-vous que je vous règle mon assurance incendie avec un mois de retard ou que je vous adresse un chèque sans provision ?

En réponse à votre enquête dentaire concernant mon appareil, les dents de mon devant vont très bien mais celles de mon derrière me font mal.

J’ai bien reçu la fiche pour mon épouse, je ne manquerais pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.

Au carrefour, j’ai ralenti, j’ai laissé passer absolument toutes les voitures venant à ma droite que d’ailleurs y avait pas, alors j’ai avancé et j’ai été heurté par une 4L qui venait justement de ma droite par un moyen qui j’ignore. J’ai heureusement eu le temps de freiner et c’est alors que le choc s’est montré sans réticence.

Je m'interroge au sujet de mon assurance vie: ai-je intérêt à décéder tout de suite ou dois-je attendre l'âge de la retraite ?

En décembre 1992, j'avais cassé mon pare brise et vous aviez gelé mon bonus; je viens d'avoir un autre accident à la fin du mois d'août: est-ce que le gel marche aussi pendant l'été ?

Vous refusez de me rembourser mes frais de médecin et de pharmacien sous prétexte que la participation à des rixes est exclue de la garantie individuelle-accident. Mais il faut vous dire que je ne participais pas du tout à une rixe. Simplement, il se trouve que deux malabars se battaient à l'entrée du café d'où je sortais et que je leur ai pour ainsi dire servi de punching-ball.

Mon mari est pour le moment décédé.

Monsieur, j’ai été vu lundi par votre médecin expert qui m’a examiné, il m’a demandé si j’avais des antécédents, personnellement je ne suis pas en possession. Je pense que c’est à vous de les lui envoyer au plus vite.

J'ai mon toit qui fuit quand il pleut. J'ai fait venir à plusieurs reprises l'expert de l'assurance pour constater les dégâts. Mais quand l'expert est là, il ne pleut pas et le toit ne fuit pas, et quand il pleut, le toit fuit et l'expert n'est pas là. Que faire ?

La déclaration de mon adversaire est tout à fait fausse, je vous l’envoie cependant par soucis d’exactitude.

Si vous n'augmentez pas mes prestations, je vais être obligé de recommencer à travailler.

Vous refusez de régler mon incendie sous prétexte que je n'ai pas payé ma prime. Je vous rappelle pourtant que, l'année dernière, j'avais payé ma prime sans avoir d'incendie. Où est la justice là-dedans ?

Vous m'avez conseillé d'assurer ma voiture pour l'usage promenade, mais j'ai oublié de vous préciser que tous les dimanches, j'allais raccompagner ma belle-mère qui vient déjeuner à la maison. Puis-je, en toute honnêteté, considérer ce déplacement comme promenade ?

Dans un virage à gravillons, mon derrière a chassé dans une bouche de pompiers.

Excusez le gribouillis de ma déclaration, mais mon stylo ne marchait pas. J’avais pas pris de stylo, car, quand on part on ne pense pas à avoir d’accident sans ça, on prendrait tout ce qui faut.

J'ai des ennuis avec ma voisine du dessous. Elle habite au deuxième étage et prétend que l'eau de mon balcon tombe sur le sien; or c'est l'eau des fleurs du balcon du quatrième qui glisse le long de la corniche et mouille le balcon du deuxième; du reste la locataire du cinquième s'en est aperçu et l'a signalé à celle du quatrième mais celle-ci ne veut rien entendre et prétend que c'est une fêlure de mon balcon, situé au troisième, qui provoque l'inondation au deuxième. Qu'en pensez-vous ?

Ma voiture était en travers mais l’adversaire avait diverses possibilités de m’éviter qu’il n’a pas songé à utiliser. Les papiers j’en ai pas pris les soins, sans penser que ça allait resservir et je les ai jetés. J’ai jeté aussi votre chèque par inobservance, il m’en faut un autre pareil et cette fois je le mettrai de côté.

Vous dites que l'accident ne rentre pas dans le champ de la garantie, mais, en tous cas, la voiture de mon voisin est rentrée dans mon champ.

J'ai un bris de pare brise, mais je connais le coupable: le garagiste l'a fracturé lorsqu'il a enlevé toutes les vitres de mon auto pour la repeindre.

J’ai signalé le contrat mais ça ne compte pas, je n’avais pas mes lunettes et je n’ai rien vu de ce qui était dessus.

Je suis entrée en collision avec un brave homme dont les moyens intellectuels m’ont parus terriblement limités ; j’ai donc fait en sorte de lui faire signer un constat qui m’est particulièrement favorable. Je pense que vous m’en serez gré.

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